Editions Ici & Là Reportages Poétiques

 

  • Collection “Les ateliers
  • Collection “Un pas de côté
  • Collection “Portraits Pistes
  • Collection “La patience” 
  • Collection “Territoires

Collection “Les ateliers” des éditions Ici & Là.

Sur mesure(s)

Un métier au coeur de la pénitentiaire

Ouvrage d’atelier d’écriture

Préface de  René Frégni
Textes. Frédéric Chaubénit, Sophie De Bosscher, Nathalie Demai, Isabelle Gonzalez, Laetitia Lorenzato, Anne Mailliet, Marc Montméat, Isabelle Ratelet, Patricia Salou et Marie-Ange Sauvaud, tous accompagnés par Marion Coudert.

Sujet
Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation assurent le suivi judiciaire de la totalité des personnes placées sous main de justice. Qu’elles soient incarcérées, sortantes de prison, ou condamnées à une peine alternative, ces personnes sont toutes en lien avec ces professionnels méconnus qui œuvrent pourtant au cœur de l’exécution de la peine.
Au carrefour entre le dedans et le dehors, entre l’insertion et le contrôle, le social et le criminologique, ces professionnels témoignent pour la première fois d’expériences vécues de l’intérieur et brossent ici le portrait d’une institution pénitentiaire que l’opinion publique connaît si mal.
Dix professionnels ont ainsi participé à ce projet qui est né d’une rencontre avec Marion Coudert, autrice, dans le cadre d’un atelier d’écriture.
Sans en faire un guide de bonnes pratiques, ils y racontent leur métier, leur vision de la délinquance et de la justice, tout en déconstruisant, parfois avec humour, certaines idées reçues.
Une prise de parole totalement inédite.

Quatrième de couverture
C’est un métier discret. De ceux qui passent sous les radars. 
Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation sont pourtant au cœur du monde pénitentiaire. Ils en sont même une composante essentielle. 
C’est de ce métier qui exige de multiples talents d’écoute, d’analyse et d’énergie dont il est question ici. 
Marion Coudert est écrivaine, co-autrice notamment des Roues interdites et de Réinventer l’école. Durant trois ans, elle est intervenue auprès de détenus pour explorer avec eux le riche pays de l’écriture. 
Et c’est dans ce même pays de l’écriture qu’elle a accompagné dix conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation pour défendre leur métier si peu connu et en dire toute l’humanité, la fragilité et les grandes joies aussi.
D’ailleurs qui d’autres qu’elles, qu’eux sont mieux placés pour évoquer, au plus près, leur métier ?
Cet ouvrage, est, en ce sens, tout à fait inédit.

Collection “Un pas de côté”.

Ceux qui voyagent et qui écrivent trouveront, avec cette collection, l’espace idéal tant qu’il s’agit d’amener le lecteur dans une géographie de la découverte. Ceux qui voyagent tout en lisant et aiment lire dans les paysages le sel des cultures différentes se laisseront prendre la main sans contrainte pour faire un pas de côté et voir dans le monde mille mondes à aimer.

Ne parle pas sur nous
Chroniques syriennes

Textes. Abdulrahman Khallouf
Dessin couverture. Nicolas T. Camoisson

Auteur Abdulrahman Khallouf.
Il vit et travaille en france, à Bordeaux 
Né à Damas en 1977, Abdulrahman Khallouf est franco-syrien. Il vit et travaille en France depuis 2002. Metteur en scène et auteur dramatique, il a publié en arabe un recueil de poésie et plusieurs textes pour le théâtre. Sa pièce de théâtre «Sous le  pont» paraît aux éditions Moires en juin 2017. 

Extrait.
« Ils me regardent avec admiration pendant que je prépare mes valises pour quitter la Syrie. Ils sont fascinés par ce combat que je mène contre les frontières. Ils sont fiers de moi parce que j’ai réussi à arracher un visa touristique de deux mois à l’ambassade française de Damas. Eux, ils savent que je ne suis pas un touriste et que je ne reviendrai pas dans deux mois.
Ils sont contents pour moi. Ils me font des fêtes amères, comme celles que les prisonniers font pour célébrer la libération proche d’un détenu. Plus ils sont heureux pour moi, plus il m’est difficile de les quitter.»

Collection “Portraits Pistesdes éditions Ici & Là.

Les points communs
Texte. Sophie Poirier

Résumé
Aller voir du côté des libraires, des librairies, pousser la porte de ces lieux souvent résistants, encore libres, toujours en quête d’une histoire à déplier, c’était l’idée suggérée à l’auteure. Et c’est ce qu’elle a fait, elle est partie à l’aventure !

Extrait :
« Et à force de les visiter, de pousser la porte de chacune des librairies, et de faire le tour et lire des quatrièmes de couverture, et réfléchir quel titre précis je pourrais demander, et je vais dans la ruelle suivante, encore une, L’Aubaine, Tapage, Ailleurs, L’Anachronique… Je m’arrête sur un banc, étourdie.
Je suis prise du vertige du livre. »

Auteure Sophie Poirier
Bordelaise, née en 1970.
Écrit. Souvent, en lien avec le fait de se promener : Une chambre à écrire ; Déambulation, 23 chroniques mensuelles dans le magazine Junkpage. Il y a aussi deux romans, La libraire a aimé, Mon père n’est pas mort à Venise, et une nouvelle dans Causette ; des récits ou fictions sonores inspirées des médiathèques Le lecteur dit, d’une biennale d’art Expérience de mythologie, de ce qui se métamorphose Le temps du chantier, 46 fois l’été ou Le château-livre…

 

 

 

 

 

Collection “Territoires” des éditions Ici & Là.

Des territoires ici et là, dans le lointain d’autres frontières comme le très proche, l’intérieur familier. Les photographes avancent et s’immergent dans des lieux singuliers, quotidiens, étrangers, reconnus. Suivre le fil de leurs images en noir et blanc qui révèlent la poésie souvent passée sous silence des lieux et des hommes qui y vivent.

  • Première courbe. Saint-Sever de Nicolas Camoisson. Parution le 5 novembre 2015
  • Les collines. Chalosse de Benoît Cary. Parution le 5 novembre 2015
  • Les drapeaux.Quartier européen, Bruxelles de Benoit Richard. Parution septembre 2016
  • Avant l’été. Contis de Loïc le Loët. Parution septembre 2016
  • Ceux qui marchent. Lourdes de Marc Montméat. parution mars 2017
  • Revenir. Quartier bab al-hadid, Alep de Nicolas T. Camoiss

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

” (…) Avec lui, reprendre le chemin d’Alep. Pour ne pas oublier qu’elle est cette cité millénaire à l’histoire chargée du passage des hommes avec sa citadelle à la rude beauté et son souk, dédale enchanté de ruelles étroites et de khans ombragés, et si éclatante étape des longues caravanes de soieries et d’épices. Suivre le photographe malgré le visage si abîmé de la ville parce qu’au-delà de son présent désastreux, Alep était une ville de mosquées, d’églises et de synagogues. En cela, part essentielle de notre histoire commune et de notre humanité. (…)”

 

“C’est un lieu que l’on peut contourner. Aisément. Il suffit de suivre la ligne qui mène vers les montagnes. Choisir simplement de ne pas s’arrêter, l’esprit rivé sur le blanc des sommets ou la clarté froide des lacs d’été. Et s’échapper par la voie rapide. Lourdes, après tout, n’est une obligation pour personne. (…)”

VOLET II

 

« Ce sera comme passer une frontière, invisible mais dense, immense. Un mur en somme. Que le photographe se défasse d’abord de ses couleurs à lui, de la chaleur de l’autre, de la fièvre des nuits, des rues grouillantes, chants, notes, cris, rires qui s’échappent des bars du centre de Bruxelles. Qu’il imagine un pas de côté pour accepter l’aventure. Et déchiffrer les codes, le langage unique de ce coeur étranger, planté là au milieu de la ville, poumon des voix d’un continent qui, de toutes parts, le regardent de loin. Ici les dédales opaques des coulisses du pouvoir et les images que l’on en donne. Cartes postales de costumes, drapeaux en ordre de marche fouettés toujours par les vents du Nord, ballets incessants de voitures, caméras et services d’ordre, froide vitrine. Ce lieu si contraire, qu’il le saisisse, s’y fabrique un chemin, route ou sentier au choix.”


“Contis.
Celui d’avant l’été, lorsque les hommes sont absents. Quand les rires et les cris des enfants, qui joueront plus tard dans les rues, sur la plage, dans les dunes, face aux vagues, ne sont qu’un souvenir de la saison passée. Lorsque les parkings ne sont pas pris d’assaut, qu’aucune musique ne se mélange à d’autres. Et que l’air n’est pas encore otage de l’odeur des gaufres chaudes, crêpes sucrées, huiles solaires, sandwichs, hot dogs, viandes grillées bon marché, parfums lourds des parades d’été. »

VOLET I 

 

Première courbe. Page seuleSt sever. Page seule b

Cʼest un beau pays la Chalosse, un pays discret, un territoire de rondeurs et dʼhorizons. Il ponctue dʼun accent coloré la terre des Landes, ses grandes étendues de pins, les longues plages de sable blanc, les lumières précises de ses matins dʼhiver, lʼaustérité délicate de ses paysages.

Première courbe. Saint-Sever de Nicolas Camoisson. Parution le 5 novembre 2015

Et puis cʼest elle. Il la devine, lʼapproche doucement pour quʼelle se dessine sans entrave. Cette courbe à gravir, ce sillon dʼune première fois lointaine, la force du paysage au-dehors qui chavire le doute du dedans. Qui chavire, immerge, apaise.

 




Ici et là

D'autres rivages que les nôtres...

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