collection Territoires

Des territoires ici et là, dans le lointain d’autres frontières comme le très proche, l’intérieur familier. Les photographes avancent et s’immergent dans des lieux singuliers, quotidiens, étrangers, reconnus. Suivre le fil de leurs images en noir et blanc qui révèlent la poésie souvent passée sous silence des lieux et des hommes qui y vivent.

VOLET III


Revenir. Quartier bab al-hadid, Alep de Nicolas T. Camoisson

 » (…) Avec lui, reprendre le chemin d’Alep. Pour ne pas oublier qu’elle est cette cité millénaire à l’histoire chargée du passage des hommes avec sa citadelle à la rude beauté et son souk, dédale enchanté de ruelles étroites et de khans ombragés, et si éclatante étape des longues caravanes de soieries et d’épices. Suivre le photographe malgré le visage si abîmé de la ville parce qu’au-delà de son présent désastreux, Alep était une ville de mosquées, d’églises et de synagogues. En cela, part essentielle de notre histoire commune et de notre humanité. (…) »

Ceux qui marchent. Lourdes de Marc Montméat. parution mars 2017

« C’est un lieu que l’on peut contourner. Aisément. Il suffit de suivre la ligne qui mène vers les montagnes. Choisir simplement de ne pas s’arrêter, l’esprit rivé sur le blanc des sommets ou la clarté froide des lacs d’été. Et s’échapper par la voie rapide. Lourdes, après tout, n’est une obligation pour personne. (…) »

VOLET II

Les drapeaux.Quartier européen, Bruxelles de Benoit Richard. Parution septembre 2016

« Ce sera comme passer une frontière, invisible mais dense, immense. Un mur en somme. Que le photographe se défasse d’abord de ses couleurs à lui, de la chaleur de l’autre, de la fièvre des nuits, des rues grouillantes, chants, notes, cris, rires qui s’échappent des bars du centre de Bruxelles. Qu’il imagine un pas de côté pour accepter l’aventure. Et déchiffrer les codes, le langage unique de ce coeur étranger, planté là au milieu de la ville, poumon des voix d’un continent qui, de toutes parts, le regardent de loin. Ici les dédales opaques des coulisses du pouvoir et les images que l’on en donne. Cartes postales de costumes, drapeaux en ordre de marche fouettés toujours par les vents du Nord, ballets incessants de voitures, caméras et services d’ordre, froide vitrine. Ce lieu si contraire, qu’il le saisisse, s’y fabrique un chemin, route ou sentier au choix. »

Avant l’été. Contis de Loïc le Loët. Parution septembre 2016

« Contis.
Celui d’avant l’été, lorsque les hommes sont absents. Quand les rires et les cris des enfants, qui joueront plus tard dans les rues, sur la plage, dans les dunes, face aux vagues, ne sont qu’un souvenir de la saison passée. Lorsque les parkings ne sont pas pris d’assaut, qu’aucune musique ne se mélange à d’autres. Et que l’air n’est pas encore otage de l’odeur des gaufres chaudes, crêpes sucrées, huiles solaires, sandwichs, hot dogs, viandes grillées bon marché, parfums lourds des parades d’été. »

VOLET I 

Les collines. Chalosse de Benoît Cary. Parution le 5 novembre 2015

Première courbe. Page seule

« Cʼest un beau pays la Chalosse, un pays discret, un territoire de rondeurs et dʼhorizons. Il ponctue dʼun accent coloré la terre des Landes, ses grandes étendues de pins, les longues plages de sable blanc, les lumières précises de ses matins dʼhiver, lʼaustérité délicate de ses paysages.« 

Première courbe. Saint-Sever de Nicolas Camoisson. Parution le 5 novembre 2015

St sever. Page seule b« Et puis cʼest elle. Il la devine, lʼapproche doucement pour quʼelle se dessine sans entrave. Cette courbe à gravir, ce sillon dʼune première fois lointaine, la force du paysage au-dehors qui chavire le doute du dedans. Qui chavire, immerge, apaise.« 




Ici et là

D'autres rivages que les nôtres...

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